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Histoire

Chauffailles et ses environs

Patrick Martin - http://pjpmartin.free.fr/site/brionnais.htm
* monographie des familles Sabatin, Geoffroy, Vallory et Corneloup

L'habitat au bourg et dans les hameaux de Chauffailles

Avenue de la Gare, n° 43 (Nord de la rue) ; section B 196-197 de l'ancien cadastre

Cet immeuble de caractère bourgeois appartient en 1829 à Benoît-Marie Sabatin, avocat. Fils de Côme Sabatin et de Gabrielle Aulas, anciens Propriétaires à Chassigny-sous-Dun, Benoît-Marie Sabatin épousa le 1er juin 1812, à Chauffailles, Adélaïde Vallory , née en janvier 1792, à Mussy-sous-Dun, de Jean-Marie Vallory, notaire à Chauffailles, et de Claudine Geoffroy ; l'époux était âgé de 46 ans, la jeune épouse de 20 seulement ! La cérémonie du mariage dut connaître un certain retentissement, si l 'on en juge par la qualité des témoins choisis par les époux : Pierre M. Deville, Bourgeois, âgé de 60 ans ; Claude-Anne Geoffroy, avocat à La Clayette, 51 ans ; Jean-Baptiste Sabatin, percepteur à Chauffailles, 42 ans ; François Vallory, Maire de Montmelard, 48 ans ; le premier témoin n'était autre que le Propriétaire du château de Chauffailles. Les époux Sabatin-Vallory décédèrent, lui, le 14 février 1830 au domicile de l'épouse et elle, le 7 septembre 1844. De leur union étaient issus Jeanne-Émilie-Adélaïde , née le 19 mai 1813 (le premier témoin de l'acte d'état civil est Jean-Marie Vallory, notaire impérial à Chauffailles, distinct du précédent et âgé de 42 ans), puis Caroline, née le 22 août 1814, et Benoît Colomb Elie, né à Chauffailles comme ses sœurs, le 28 août 1815 ; ce dernier épousera le 23 mars 1854, à Mussy-sous-Dun, Jeanne-Marie Corneloup (voir ci-après, Commune de Mussy-sous-Dun ; domaine des Murgers) ; un dernier frère, Jean-Louis né vers 1 818, devait décéder à Montégut, célibataire et rentier le 22 décembre 1881, à l'âge de 63 ans.
La façade sur rue de l'immeuble Vallory-Sabatin s'encastre aujourd'hui dans l'alignement des façades des immeubles voisins, qui semblent plus jeunes. Le logis, du même type que celui qui lui fait presque face, au n° 20 de l'Avenue, est cependant plus étroit ; haut de deux niveaux, il est creusé, au rez-de-chaussée, de deux portes inégales et d'une fenêtre à droite ; à l'étage, de trois fenêtres ; tous ces percements sont rectangulaires. Deux lucarnes à encadrement rectangulaire de pierre, protégées par des petites toitures à trois pans que coiffent des épis de faîtage, pointent de la partie basse de la toiture principale à la Mansart, couverte en ardoises et en tuile.

- Documentation: Archives de Saône-et-Loire. Etat civil de la commune de Chauffailles. Relevé cadastral de 1829 et matrices correspondantes.
- Source : AD71, Inventaire du patrimoine de Chauffailles, Maisons, pages 1-24/35.

Domaines extérieurs (notes et relevés sommaires)

La commune de Chauffailles avec ses 2263 hectares de superficie, est de loin la plus vaste du canton. Autour du chef-lieu, à la forte densité de population, sont disséminés de nombreux écarts d'origine plus ou moins ancienne, disposés en couronne du Nord-Ouest au Nord-Est, et faciles à grouper en quatre secteurs bien déterminés ; certains ont été le berceau de familles notables de la ville, dont l'une a même laissé son nom au hameau des Jolivets. En leur état actuel, ils se composent, pour la plupart, d'un ou deux domaines ruraux d'allure imposante, bâtis de grès dur et de granite, mais aucun de ceux-ci ne semble antérieur au XIXe siècle, période de la plus forte expansion industrielle du bassin du Botoret. On évoquera sommairement ici les plus typiques, ou les plus représentatifs de l'histoire des familles, dans l'ordre où les présente leur disposition géographique, les plus beaux étant ceux du secteur Nord-Est.

Nord-Est

Montaigu. Ancien domaine Sabatin. L. Lex mentionne, à la date du 10 décembre 1743, une reprise de fief de la seigneurie de Montchanin et du fief appelé "de Montaigu, situé en la paroisse de Chauffailles", par Laurent Dubost de Tavannes, écuyer, seigneur de Petit-Bourg, La Goutelle et autres lieux, demeurant ordinairement à Lyon, comme "acquéreur d'Alexandre-Marie de Noblet, chevalier, marquis de Noblet, seigneur d'Anglure, par contrat reçu Dechagnie, notaire à La Clayette, le 24 juillet 1743". "Ledit fief a été distrait du terrier d'Anglure" (Les fiefs du Mâconnais, Mâcon, Protat frères, imp. 1897). Louis Sabatin décéda à Montégut le 22 décembre 1881 à l'âge de 63 ans. Célibataire, il était fils de Benoît-Marie, ancien avocat, décédé à Chauffailles le 14 février1830, à l'âge de 65 ans, et d'Adélaïde Vallory ; Benoît-Marie était lui-même fils de Cosme Sabatin. Les témoins de l'acte de décès de Louis Sabatin furent Jules Berry, "rentier", ancien pharmacien à Chauffailles, âgé de 72 ans, et Auguste Sabatin, clerc de notaire âgé de 23 ans : le premier, cousin du défunt (1), et le second, son neveu. Ce Louis était le frère de Benoît-Colomb-Elie Sabatin, décédé le 2 juin 1892, âgé de 76 ans, veuf de Jeanne-Marie Corneloup. Celui-ci habitait aux Murgers (commune de Mussy-sous-Dun). (1). Il avait épousé Amélie Sabatin, née à Tancon de Benoît-Elie Sabatin ; les époux Berry-Sabatin décédèrent à deux jours d'intervalle, les 27 et 25 avril 1885.

Benoît-Marie Sabatin et sa famille avaient occupé, au bourg de Chauffailles, l'immeuble implanté le long de l'Avenue de la Gare, et décrit ci-dessus (n° 43). Adossé à la pente boisée, le domaine comporte une maison de maître exposée au Nord-Ouest et édifiée sur un plan rectangulaire, à deux niveaux creusés chacun de trois percements rectangulaires ; de la toiture à quatre pans d'ardoises font saillie, sur la façade principale, trois lucarnes sous couverts à trois pans, bien détachées du toit principal ; les trois lucarnes et les extrémités de la faîtière du toit du logis sont agrémentées d'épis de faîtage à boule portée sur un pied.





Histoire de Mussy-sous-Dun

L'habitat de Mussy-sous-Dun et les propriétaires au XIXe siècle

Source : AD71, Inventaire du patrimoine de Mussy-sous-Dun, Généralités, 74 pages (Inventaire établi dans les années 1990).

Les Murgers (photos pages 49-52/74)

Situation :
0,120 km environ à l'E-S-E du chef-lieu, à proximité de la route d'Anglure à Châteauneuf par le vallon de Mussy ; sections B 227 à 233 et B 443 à 446.

Historique :
Jean-Marie Corneloup, maire de Mussy, était en 1829, date de la levée cadastrale de la commune, propriétaire du moulin et du domaine des Murgers : ce dernier était implanté sur les toutes premières pentes de la « montagne », et en vis-à-vis du moulin établi sur le ruisseau de Mussy.

Le moulin restera dans le patrimoine de la famille Corneloup jusqu'en 1885 ; à cette date est cité dans la matrice cadastrale le nom de « François Augay, meunier, domicilié aux Murgers ». Au moulin s'ajoutait alors une « scie à eau » (section B 444) ; le moulin sera reconstruit en 1895 et converti en maillerie. Le domaine des Murgers (B 227 à 233), pour lequel Jeanne-Marie Corneloup acquittait les redevances foncières en 1853-1854, est inscrit, quant à lui, au nom de Benoît-Colomb-Elie Sabatin en 1881 ; Louis Sabatin en acquitte les taxes foncières pour l'année 1883-1884. Jean-Marie Corneloup (17 novembre 1779 - 13 janvier 1852) était fils de Benoît Corneloup, décédé le 7 février 1827 à l'âge de 77 ans, au domaine « Desmurger », chez son fils précité alors âgé de 47 ans ; sa mère, Jeanne-Marie Jugnet, était née à Saint-Igny-de-Vers (Rhône), et décéda le 31 mai 1814, âgée de 65 ans ; Benoît avait lui-même pour parents autre Benoît et Antoinette Gille, Jean-Marie épousa le 19 février 1810, à Mussy, Benoîte Lacombe (16 juillet 1789 - 5 mai 1828), de qui a procédé Jeanne-Marie. Celle-ci, née le 19 octobre 1821, et décédée aux Murgers le 5 février 1888, âgée de 66 ans, avait épousé le 23 mars 1854 Benoît-Colomb-Elie Sabatin, né à Chauffailles le 29 octobre 1815, de Benoît-Marie, avocat, décédé le 14 février 1830, et de Marie-Adélaïde Vallory ; le contrat de mariage fut signé le jour même par-devant Me Ferdinand Chignier, notaire à Chauffailles. Furent témoins du mariage : Jean-Baptiste-Marie-Isidore Gay, notaire, oncle de l'époux, âgé de 65 ans ; Louis Sabatin, 34 ans, frère de l'époux ; François Augros, beau-frère de l'épouse, et Jules Berry, pharmacien, âgé de 43 ans, tous de Chauffailles. Jean-Louis et Auguste-Jean-Marie Sabatin, fils des époux Sabatin-Corneloup, moururent la même année que leur mère : le premier, âgé de 31 ans, le 29 février 1888 (il avait épousé en juin 1883 Antoinette Cucherat) ; le second, né le 3 avril 1858, sergent à la 7e Compagnie du 2e bataillon du 1er régiment de tirailleurs tonkinois, terrassé par la « fièvre paludéenne, à l'ambulance légère de Ba Khé, le 12 mai 1888. Benoît-Colomb-Élie Sabatin vécut aux Murgers, « rentier et veuf », jusqu'à l'âge de 76 ans, selon son acte de décès en date du 2 juin 1892. La déclaration du décès fut faite par « Benoît Corneloup, meunier, âgé de 52 ans, demeurant audit Mussy, fils du défunt », Claude-Marie Ducarre étant maire de Mussy-sous-Dun. Quant à Jeanne-Antoinette Corneloup, née le 11 septembre 1790, sœur de Jean-Marie (le père de Jeanne-Marie et de Benoît précités), elle avait épousé à Mussy, le 21 juin 1808, Jean Delphin, fils de François et de Jeanne Lamure, de qui a procédé, entre autres enfants Jeanne-Marie Delphin (9 mars 1811 - 23 mai 1840), épouse en premières noces de Jacques-Marie Durix (voir ci-après : domaine de Pont-Chevalier).

Descriptions succinctes :
- Le domaine des Murgers est essentiellement constitué d'une maison de maître de plan rectangulaire, élevée sur deux niveaux et couverte d'une toiture à quatre pans aigus, légèrement débordante. La façade principale du logis, donnant sur une cour intérieure, est au Nord-Ouest, la façade opposée a vue sur le vallon. En face et de l'autre côté de la cour s'allonge un vaste bâtiment d'hébergeage, sous couvert à deux rampants ; des constructions secondaires, basses et longues, délimitent la cour du domaine à l'Ouest ; autres dépendances un peu en contrebas.

- Au bord du ruisseau de Mussy, le domaine du moulin, lequel n'est plus en activité, est constitué d'un beau logis rectangulaire implanté en rive gauche ; c'est une maison-bloc, sous haute toiture barlongue à quatre pans aigus de petites tuiles plates élevée sur deux niveaux ; les trois fenêtres de l'étage, au Nord, sont bien visibles de la route ; elles se superposent à des percements un peu plus petits, au niveau inférieur. Un bâtiment de dépendances en rectangle allongé se voit, détaché, derrière le logis. Le moulin proprement dit, à l'Ouest du domaine, est un simple édicule dont le bâti supérieur en bois, couvert d'un petit toit à quatre pans, surmonte un massif de maçonnerie. Un pont à deux arches en plein cintre franchit le ruisseau, au Nord-Est de la propriété, et donne accès au logis et à ses dépendances.


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