de La Germanie

à la réunification

14 après J.-C. : La Germanie échappe aux Romains

Les territoires germaniques qui formeront l’Allemagne sont traversés sous l’Empire romain par une frontière, le limes, moins étanche qu’on ne l’a dit, mais qui distingue une partie romanisée et une partie germanisée.

Cette ligne qui s’appuie sur le Rhin, jouera longtemps un rôle culturel et linguistique.

843 : Au coeur de l’empire de Charlemagne

Dans l’empire de Charlemagne, la partie germanique inclus le môle alpin et autrichien mais n’atteint pas encore les actuels Länder de l’Est. Son coeur se situe entre Seine et Rhin, des pays d’entre-deux que se disputent bien plus tard le royaume de France et le Saint Empire, tous deux issus du premier partage de 843 à Verdun entre les fils de Louis le Pieux, fils de Charlemagne.

Le Sain-Empire au Xe siècle

Vers 1300 : l’appel de l’Est

Le Saint Empire est plus oriental que la construction carolingienne. A partir du XIIe, il s’étend à l’Est. C’est vers ces confins que s’installent les chevaliers teutoniques, région qui deviendra le duché de Prusse en 1525. A l’ouest, la limite reste stable jusqu’au XVIIe siècle et les conquêtes françaises.

1815 : la Prusse chevauche la Confédération

La Confédération germanique, créée lors du congrès de Vienne de 1815, ne restaure pas le Saint Empire démantelé par Napoléon en 1806, mais en reprend les limites. Elle inclue le coeur du vieil Empire en débordant vers l’Est et comprend par royaume de Prusse et empire d’Autriche interposés, des populations non germanophones.

1871 : l’Allemagne Prussienne

Le Reich de Guillaume Ier et de Guillaume II, marqué de l’empreinte de Bismarck, est dominé par la Prusse dont les possessions s’étendent jusqu’au Niémen, dans les anciens territoires des chevaliers teutoniques. IL exclut en dehors de cette « petite Allemagne » l’empire d’Autriche-Hongrie. Ses limites au nord, au sud et à l’ouest (en dehors de l’Alsace et la Moselle annexées en 1870) demeurent les mêmes. C’est encore à l’Est que les expansions et variations territoriales sont les plus prononcées.

1919 : les conséquences du traité de Versailles

Le traité de Versailles et les traités de la « banlieue parisienne » qui ont mis fin à la Grande Guerre ont profondément bouleversé l’Europe et le Moyen-Orient. Les quatre Empires, allemand, austro-hongrois, russe et ottoman ont disparu. L’Allemagne cède des territoires à l’Est au profit du nouvel État polonais. L’Empire austro-hongrois  fait place à de petits États hétérogènes. La nouvelle Turquie perd tous ses territoires arabes. source rha.revues.org

1949 : la grande division

La création des deux allemagnes avec la perte des parties orientales de l’Empire provoquent l’une des migrations intra-européennes les plus massives du XXe siècle par le déplacement et l’expulsion vers l’Ouest – Allemagne et Autriche – d’au moins 12 millions de personnes d’origine ou de langue allemande.

1990 : la réunification

La réunification des 2 allemagnes, par l’intégration des 5 länder de la République Démocratique Allemande dans la République fédérale allemande le 3 octobre 1990, est le premier phénomène de cette ampleur qui ne soit pas pour l’Allemagne la conséquence d’une guerre ou d’un changement de régime mais d’une révolution pacifique.