Métiers

Verwalter administrateur
Viehhändler marchand de bestiaux
Viehhirt vacher
Vogtei bailliage

La Vogtei désigne d’abord au Moyen Âge la circonscription sur laquelle s’exerce la domination d’un Vogt (bailli ; du moyen allemand voget, emprunté au latin advocatus), c’est-à-dire d’un officier, d’origine noble, représentant du pouvoir royal et exerçant ses fonctions notamment dans les domaines de la fiscalité, de la justice et de la défense militaire. Souvent, un tel bailliage était lié à un château fort depuis lequel était gouverné le pays environnant (dans ce cas, le Vogt est parfois appelé Burggraf). Dans un sens plus large, la notion désigne tout représentant d’une autorité donnée dans un district circonscrit et exerçant des compétences larges. Dans le Saint-Empire, on distingue notamment :

la Reichsvogtei (bailliage d’Empire) dirigée par des Reichsvögte, représentants du roi ou de l’Empereur et initialement chargés d’administrer les domaines royaux et les droits afférents, de protéger les sujets qui leur sont soumis et d’exercer la haute justice. Dans la mesure où, à la fin du Moyen Âge, la plupart des domaines royaux se sont transformés en fiefs héréditaires, les Reichsvogteien perdirent largement leur sens ; la plupart d’entre elles furent intégrées dans les administrations territoriales ou reprises par les villes d’Empire (si leur origine était une Königspfalz ou palais royal) – mais, dans certains cas, par exemple dans celui des seigneurs de Reuss, Vögte de Plauen et Gera, le titre perdure et sert à soutenir la prétention à l’immédiateté d’Empire ;
la Landvogtei (bailliage régional) était soit une ancienne Reichsvogtei intégrée dans l’administration territoriale soit une circonscription créée par le pouvoir territorial lui-même ; de nombreuses Landvogteien furent plus tard à l’origine des Ämter, l’échelon principal de l’organisation de l’administration territoriale au niveau local (en préservant cependant, dans certains territoires, l’ancien nom, par exemple dans la Landvogtei Schwaben, partie de l’Autriche antérieure, ou dans les deux Lusaces où les Landvögte constituent jusqu’à la fin du Saint-Empire les dignités les plus élevées d’une administration territoriale qui avait su garder une grande autonomie) ;
la Kirchenvogtei (bailliage ecclésiastique) ou Klostervogtei (bailliage monastique) plonge ses racines dans la protection accordée aux membres du clergé et notamment aux évêchés, abbayes et Stifte auxquels furent associés des baillis censés leur servir de bouclier, même par la force armée. Souvent donnés à la noblesse locale, ces offices devinrent à leur tout souvent héréditaires à la fin du Moyen Âge et constituèrent fréquemment une concurrence sérieuse aux prétentions des princes ecclésiastiques qui s’efforcèrent de racheter ces charges, ce qui réussit notamment dans le cas des grandes principautés ecclésiastiques, alors que d’autres, et notamment les possessions des nombreux prélats d’Empire, restent soumises à la Schirmvogtei (bailliage de protection) de seigneurs laïcs (le Stift impérial de Quedlinburg, par exemple, se situe d’abord sous la protection de la Saxe électorale qui vend ses droits en 1697 au Brandebourg) ;
la Gerichtsvogtei (bailliage judiciaire) ou niedere Vogtei (bas bailliage), enfin, est dans de nombreux territoires (et surtout en Souabe et en Franconie) synonyme de la basse justice, et ceci indépendamment du fait que cette dernière remonte à la Vogtei ecclésiastique ou laïque. Ici, le terme prend donc le sens d’un droit seigneurial.
// source : https://saintempire.hypotheses.org/publications/glossaire/vogtei
Vorreiter, Vorreüter postillon, valet de poste qui conduit ceux qui courrent
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