FRANÇOIS VALLORY

source Guy Joly

François Vallory, Chevalier de la légion d’Honneur, instituteur public à Aiton en Savoie, fit ses premières études au collège provincial d’Oulx en Italie, il fut admis en 1854 à la suite d’un concours, à l’école magistrale de Suse, et sortit de cette dernière école, après 10 mois d’études, avec la patente de maître élémentaire. Muni de ce titre, François Vallory alla en Savoie pour trouver un emploi d’instituteur. Il fut placé à Sonay, hameau de la commune d’Ugines. Son traitement de 280 francs pour 10 mois obligeait de vivre tour à tour chez les parents de chacun de ses élève. Cet usage humiliant existait pour toutes les écoles des hameaux de la Savoie. De ce hameau, François Vallory passa au chef lieu de la commune d’Ugines en qualité d’instituteur adjoint. Il fut nommé instituteur titulaire à la Chambre en 1859 avec un traitement de 500 francs.

francois valloryAprès le rattachement de la Savoie à la France , il fut nommé en 1861 instituteur public à Aiton. La commune n’a que 915 habitants mais la réputation méritée de l’instituteur attire les élèves et rend l’école exceptionnellement prospère. Cette prospérité a été lourde à porter, lorsque l’école comptait 90 élèves pour un seul maître. Un poste d’instituteur adjoint a été créé en 1876. Dans l’espace de 27 ans, François VALLORY a fait recevoir de nombreux élèves aux examens du certificat d’études primaires, au concours d’admission à l’école normale d’instituteurs, plusieurs élèves sont sortis de l’école d’Aiton avec le brevet de capacité, d’autres ont été admis aux fermes écoles. Il est secondé par sa femme qui est elle aussi institutrice dans la même commune depuis 1863. Les trois filles aînées de M. VALLORY sont aussi institutrices. L’aîné de ses fils, boursier au collège de Bonneville, se prépare au professorat de l’enseignement spécial, les quatre derniers seront aussi des ouvriers de l’enseignement. Le 19 juillet 1888, il reçu de la main de M. CARNOT, président de la République, la croix de la Légion d’honneur.

Son fils, Louis Claudius Edmond capitaine au 2e Régiment de tirailleurs algériens, né à Aiton le 21 janvier 1813, est nommé Chevalier de la légion d’honneur le 30 décembre 1909. Il meurt au combat à Tracy-le-Mont le 14 novembre 1914.

A propos de la grande guerre: les relations sociales et hiérarchiques au front et à l’arrière.