Histoire des communes

BERNOLSHEIM

Origine du nom
De l’anthroponyme germanique Berold et du suffixe Heim
Héraldique
Blason d’azur à la main bénissant d’or. Il représente la main bénissant de St Pancrace, patron de la commune
Historique
Des tombes attestent de l’occupation du site de Bernolsheim dès l’époque gallo-romaine. La première trace écrite se trouve dans le cartulaire de l’Abbaye de Fulda en 798. Cette abbaye située en Hesse recevant un don d’Adalric situé à Beroldasheim villa.
Après l’avènement des Hasbourg en 1272, Bernolsheim devient village d’empire et intègre le Grand Bailliage de Haguenau – Landvogtei ce qui explique qu’il reste catholique bien qu’il fut confié en fief à partir de 1332 aux Lichtenberg puis aux Lampertheim. Bernolsheim fera partie de la prévôté de Batzendorf – Schultheissenamt jusqu’en 1789.
En 1476, la commune compte 19 familles. En 1637, durant la guerre de Trente Ans, les bernolsheimois durent se réfugier à Schiltigheim pour échapper aux combats et en 1664, le village souffre des incendies provoqués par les troupes de Turenne.
Durant la période révolutionnaire, Bernolsheim se fera remarquer à plusieurs reprises en 1795, 1796 en 1798 par son soutien à la religion et aux prêtres non-jureurs.
L’électricité est installée à Bernolsheim en 1926 et l’eau courante en 1965.

BILWISHEIM

Héraldique
Parti au premier d’or, au deuxième de sable à l’étoile d’argent à six rais posée en chef. Le blason représente les armes de la famille von Bilwisheim, originaire du village
Historique
Bilwisheim n’est mentionné pour la première fois qu’au XIIIe siècle. Si l’origine du nom reste un mystère, il est à noter qu’une famille von Bilolwisheim est régulièrement citée jusqu’en 1458.
Après l’avènement de Rodolphe de Hasbourg comme empereur du Saint Empire Romain Germanique en 1273, Bernolsheim devient village d’empire et intègre le Grand Bailliage de Haguenau – Landvogtei ce qui explique qu’il reste catholique et que la paroisse d’abord rattachée à Olwisheim dépendra du chapitre de Haguenau jusqu’en 1802, date de son indépendance religieuse.
Cependant, durant la période révolutionnaire, Bilwisheim se fera remarquer en 1796 par son soutien à la religion et le non-respect des lois anticléricales.

BRUMATH

Origine du nom
De l’anthroponyme celto-germanique Brocos et du suffixe magos, marché. Nom latin : Brocomagus
Héraldique
De gueules à une branche de chêne de sinople fruitée d’or. La branche de chêne évoque les forêts dont la ville est pourvue.
Historique
Les origines de Brumath remontent à plus de 6 000 ans comme en attestent les vestiges archéologiques datant de la période du néolithique ancien : le Rubané. Vers 1500 av. J.-C. l’Alsace est envahie par les Protoceltes et c’est le peuple gaulois des Médiomatriques qui fonda vers 600 av. J.-C. le marché celtique de Brocomagus qui allait devenir Brumath. Vers 61 av. J.-C. la tribu germanique des Triboques envahit la Basse Alsace (Bas-Rhin actuel) ce qui entraîna l’intervention des légions de Jules César en 58 av. J.-C. et l’annexion du territoire entre Vosges et Rhin qui devint la province romaine de la Germanique Supérieure. Brumath, la cité des Triboques devenait la capitale primitive de l’Alsace et sa capitale administrative pendant plus de 650 ans.
En 356 après J.-C., César Julien bat les envahisseurs Alamans entre Brumath et Stephansfeld. Mais ceux-ci, suivis par les Francs s’implantèrent dans la cité après l’effondrement de l’Empire Romain. Des souverains séjournèrent régulièrement à Brumath où ils possédaient un palais, tel Charlemagne en 772.
En 889, le roi Arnulf fit don de son palais à l’abbaye de Lorsch (près de Worms) qui fit construire la première église de Brumath dédiée au saints martyrs milanais Nazaire et Celse. Jusqu’en 1717 cette abbaye resta possessionnée dans la cité. Brumath a été successivement concédée en fief au comte de Sarrebrück (1080), au comte Palatin (1110) au duc de Bavière (1150) aux comtes de Werd (fin XIIè s.) alors Landgraves de Basse Alsace qui feront de la cité leur résidence.
En 1332, les Werd vendirent leurs possessions aux sires de Lichtenberg qui obtinrent de l’empereur le statut de ville pour Brumath en 1336.
De nombreux maux s’abattirent sur la ville : peste (1349), destruction du couvent de Stephansfeld par les « Anglais » (1365), invasion des Armagnacs (1444).
En 1552 la ville et le bailliage de Brumath furent attribués aux Bitches-Deux-Ponts puis hérités par les Hanau-Lichtenberg en 1570 qui y introduirent la Réforme. La Guerre des évêques, 1592 et surtout la guerre de Trente Ans à partir de 1621 entraînèrent pillages et destructions jusqu’en 1644. Brumath avait perdu les deux tiers de ses habitants. En 1674, Turenne fit brûler 90 maisons et en 1693, le Prince de Bade, 192 bâtiments. Une émigration essentiellement suisse facilita la reconstruction de la ville et son repeuplement.
Une période de paix prolongée du XVIIIe au XIXe siècle permit l’essor de la ville qui fut relativement épargnée par les deux guerres mondiales.

DONNENHEIM

Origine du nom
De l’anthroponyme germanique Dono et de l’allemand Heim
Héraldique
D’or au lion de sable lampassé de gueules et accompagné en pointe d’un chevron renversé de sable. Signification du blason : il s’agit peut-être d’un rappel de l’ancienne appartenance du village à l’abbaye de Neubourg
Historique
Donnenheim est mentionné pour la première fois au VIIè siècle car l’abbaye de Wissembourg y possède des biens. A l’origine, le village faisait partie du Landgraviat de Basse-Alsace, mais en 1196, l’empereur du Saint Empire Romain Germanique, Henri VI, l’attribue à l’abbaye de Neubourg. Longtemps, la paroisse de Donnenheim restera sous l’autorité de Wingersheim avant d’être rattachée par Napoléon III à la paroisse de Bilwisheim en 1862.

KRAUTWILLER

Origine du nom
de l’allemand Kraut, chou et du suffixe Weiler, hameau
Héraldique
D’argent au chou d’Alsace arraché de sinople. Signification du blason : armes parlantes, le blason représente un chou avec ses racines, d’après une borne du village
Historique
Le site de Krautwiller est occupé dès l’époque gallo-romaine comme en atteste des monnaies et poteries découvertes sur place. Le village est mentionné dans des chartes à partir du XIIIe siècle. Il accueille les bourgeois et les gens d’Église de Brumath. En 1297, l’église St Ulrich, qui est fortifiée, est mentionnée dans l’acte de vente d’un pré. En 1343, les Lichtenberg acquièrent les trois quarts du village, le dernier quart restant sous l’autorité d’un chevalier de Haguenau. Durant la guerre de Trente Ans, en 1637, puis en 1674 par les armées de Turenne, Krautwiller est détruit et ne comptera plus que douze habitations.

KRIEGSHEIM

Origine du nom
De l’anthroponyme germanique Creaches, et du suffixe Heim
Héraldique
D’azur au poisson d’or posé en bande sur un livre fermé du même. Le blason représente un livre fermé, symbolique de St Ulrich patron de Kriegsheim
Historique
Le site de Kriegsheim est occupé avec certitude dès l’époque mérovingienne (Ve-VIIIe siècle) comme en atteste des sépultures découvertes sur place. Le village est mentionné dans une charte de 823 pour un échange entre le comte Erchangar et Bernold l’évêque de Strasbourg. En 953, par un acte établi par l’empereur Otton 1er le Grand, l’abbaye de Lorsch (Allemagne, près de Worms) reçoit des biens à Kriegsheim. Kriegsheim fait partie des 28 villages de l’ancien comté d’Alsace dont la possession est partagée en 1236 entre l’évêché de Strasbourg et l’Empire. Après l’avènement des Hasbourg en 1272, Kriegsheim devient village d’empire et intègre le Grand Bailliage de Haguenau (Landvogtei). La commune fera partie de la prévôté de Batzendorf (Schultheissenamt) jusqu’en 1789. En 1460, la moitié du village échoit au chapitre St Thomas de Strasbourg. En 1625, l’autre moitié (la part impériale) est donnée en fief à Georges Dietrich de Wangen jusqu’à la révolution. Enfin, dans les dates importantes pour la commune : le 21 novembre 1959 : Kriegsheim accueille le Général de Gaulle, Président de la République.

MITTELSCHAEFFOLSHEIM

Origine du nom
Du germanique Mittel, milieu, de l’anthroponyme Scafwald et du suffixe Heim
Héraldique
D’azur au St Sébastien de carnation nimbé d’or et percé de cinq flèches du même. Le blason représente St Sébastien, patron de la commune
Historique
Mentionné pour la première fois au XIIe siècle, Mittelschaeffolsheim abritait des possessions du couvent de Sindelsberg. Après l’avènement des Hasbourg en 1272, Mittelschaeffolsheim devient village d’empire (Reichsdorf) relevant donc directement du domaine impérial. La commune est administrée par le Grand Bailliage de Haguenau (Landvogtei) ce qui lui permettra de demeurer catholique lors de la Réforma. La dîme est perçue pour moitié par le chapitre de la Cathédrale de Strasbourg et pour l’autre moitié par l’abbaye de Neuwiller. Lors de la période révolutionnaire, Mittelschaeffolsheim se fera remarquer en 1795 par l’administration du canton de Brumath pour son soutien à la religion catholique en bravant les lois anticléricales.

MOMMENHEIM

Origine du nom
Du germanique Mumlen, taurillons et du suffixe Heim
Héraldique
De gueules à la croix d’argent. Le blason reprend les armoiries de St Maurice, patron de la commune
Historique
Le site de Mommenheim est occupé depuis la période du Hallstattien comme peut le prouver des tombes datant du VIe siècle avant J.C. découvertes au nord-ouest de la commune. Mentionné pour la première fois sous le nom de Mumlen en 953, le village était une possession impériale relevant du bailliage de Haguenau. L’empereur Otton 1er fit des donations de terres à l’abbaye allemande de Lorsch, près de Worms, tandis qu’en 1077, l’empereur Henri IV dote l’abbaye de Seltz de biens fonciers à Mumelheim. Le couvent de Sindelsberg et l’abbaye bénédictine de Schwarzach sont également propriétaires et cette dernière qui fait ériger l’église romane actuelle dédiée à St Maurice. Au Moyen Age le village et le cimetière sont tous deux fortifiés. Lors de la période révolutionnaire, Mommenheim se fait remarquer à plusieurs reprises, notamment en 1795 et 1796, par son soutien à la religion catholique en bravant les lois anticléricales.

OLWISHEIM

Origine du nom
De l’anthroponyme germanique Onulf et du suffixe Heim
Héraldique
D’argent au lion de sable, tenant de sa dextre une fleur de lys d’azur et de sa senestre une étoile de gueules. Le blason est un rappel des seigneurs de Berstett anciens suzerains d’Olwisheim
Historique
Olwisheim est mentionné dès 737 dans les archives. Au Moyen Age, l’abbaye de Marmoutier, la prévôté de St Pierre de Strasbourg ainsi que l’abbaye de Neuwiller et l’hôpital de Haguenau possèdent des biens dans le village. A partir de 1236, Olwisheim fait partie du bailliage du Kochersberg et appartient conjointement à l’évêque de Strasbourg et à l’Empereur. La partie épiscopale est cédée successivement à différentes familles : les Uttenheim en 1340, les Marx d’Eckwersheim au début du XVè siècle et les seigneurs de Berstett en 1596 qui réunifient la commune et la contrôlent jusqu’à la révolution. La réforme est introduite en 1565 par les Marx d’Eckwersheim. Cependant, à partir de 1717 l’église est partagée avec les catholiques en vertu du simultaneum.

ROTTELSHEIM

Origine du nom
De l’anthroponyme germaniqe Hrolda et du suffixe Heim. Nom latin : Radulfovilla
Héraldique
De gueules au Saint Martin équestre donnant la moitié de son manteau à un pauvre, le tout d’argent. Le blason représente St Martin, patron de la paroisse de Rottelsheim partageant son manteau avec un pauvre
Historique
Le village est déjà ancien. Déjà en 774 et en 776 l’Abbaye de Wissembourg y reçut des donations ainsi que l’abbaye de Lorsch qui règne sur d’importantes propriétés à Rottelsheim au XIIè siècle. Ainsi, en l’an 780 un certain Sacconis faisait don de ses biens situé dans le Ban de « adolfesham » qu’il avait hérité de ses parents, à l’Abbaye de Wissembourg.
En 1314, le village est appelé « Rodelsheim » et en 1348 « Radolfisheim ».
En 1332, le village est acheté par les Hanau-Lichtenberg pour une courte période.
En 1358, Rottelsheim comptait 6 cours de fermes. Plus tard, (vers 1400) le village est intégré comme village d’Empire au baillage de Haguenau.
A la fin du XIVe siècle, les deux tiers de la dîme sont perçus par les Freudenstein, le dernier tiers revenant à l’hospice de Stephansfeld. Le 15 juin 1786, l’église de Rottelsheim est bénie. Le maître-autel de l’église est l’ancien autel de l’Abbaye de Neubourg.

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